Il est une fois, en ce moment, au début du 21ème siècle, deux personnes que tout oppose : Pedro Kratox, un riche industriel, aussi sale qu’un baril de pétrole et Éoline de Bel-Air, une jolie jeune femme qui sent bon la rose et qui tente de protéger la nature que Kratox aurait abîmée, selon elle ! Évidemment, quand ils se croisent, c’est pour se dire des grossièretés que nous ne pouvons rapporter aujourd’hui tant elles sont violentes. Vous ne nous croyez pas ? En voici un exemple, la dernière fois, pas plus tard qu’hier, c’était dans un supermarché où normalement Éoline ne va, préférant les petits commerçants dans les rares villages qui existent encore. Kratox est arrivé brutalement sur le parking avec son énorme camion citerne, faisant un horrible nuage noir de fumée et en klaxonnant très fort pour bien se faire remarquer, Il prend sans hésiter la seule place qui reste, alors qu’Éoline est en train de s’y garer avec sa toute toute toute petite voiture électrique dans un silence de collège pendant les vacances scolaires.
Kratox : Mais pousse-toi donc avec ton jouet, ça n’avance pas ton truc, tu me gènes et tu vas rayer mon beau camion tout neuf, allez, va-t-en !
Kratox tente d’avancer et d’écraser la voiturette d’Éoline qui pourtant n’est pas en plastique, forcément !
Éoline : Monsieur Kratox, je ne vous permets pas de me parler ainsi, je suis calme moi. Ma voiture est aussi importante que la vôtre. Vous êtes un goujat !
Kratox : Et toi, tu es une, tu es une … Allez tu m’énerves … Pousse-toi je t’ai dit, et je ne le répéterais pas, j’aime qu’on m’obéisse, tout le monde m’obéit d’habitude, pourquoi pas toi ?
Éoline n’est pas d’accord et s’avance vers Kratox, d’un air décidé à ne pas se laisser faire par cet homme qu’elle déteste profondément.
Éoline : A vous de vous pousser ! Vous vous énervez tout seul, moi je vais bien ! Vous êtes tout le temps énervé, ça doit être à cause de ce que vous respirez ! Ça vous attaque les poumons, les muscles et le pauvre morceau de cerveau qui vous reste encore!
Kratox tousse et crache. Éoline rit.
Kratox : Petite imbécile … tu vas voir si je suis sans cerveau et sans muscles. Allez pars d'ici ! Immédiatement !
6 Éoline : Non ! Je ne vous laisserai pas ma place, je suis arrivée avant vous et j’ai autant le droit que vous de …
Kratox lui coupe la parole et se met à parler encore plus fort qu’Éoline qui n’a qu’une petite voix douce et fluette.
Kratox : Non, tout m’appartient ici, le supermarché, le camion et le parking. Tu es donc chez moi ! Si ça se trouve, tu m’appartiens aussi !!!